Comment les jeux Megadrive ont marqué une génération

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La Megadrive est, sans conteste, l’une des consoles mythiques de l’histoire du jeu vidéo. Son ère de gloire s’est étendue de la fin des années 80 au début des années 90, soit l’époque de l’âge d’or des jeux vidéo. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les jeux Megadrive ont marqué tout une génération de joueurs, qui ont grandi avec Sonic et les autres héros made in Sega.

La guerre des gamers

L’époque de la Megadrive est aussi celle de la grande guerre qui opposa deux catégories de gamers : les pro-Sega et les pro-Nintendo. Les fans de Mario le plombier, qui devait sauter d’ennemi en ennemi et taper dans des blocs pour obtenir des champignons, et les aficionados de Sonic le hérisson, le héros le plus rapide du monde vidéoludique. Une guerre volontiers attisée par les testeurs de jeux d’alors.

En comparaison, les petites bisbilles actuelles entre Sony et Microsoft font figure d’aimables remontrances enfantines. C’est que, malgré leur énorme succès, la PlayStation ou la Xbox n’ont jamais eu la moitié de l’aura qui rayonnait de ces consoles extraordinaires que furent la Megadrive de Sega (noire comme la nuit) et la Super Nintendo (blanche comme la pureté).

Faire partie d’un camp ou d’un autre, c’était, dans les années 90, comme adhérer à un parti politique ou être happé par une secte : il fallait défendre bec et ongles son point de vue contre les adversaires nécessairement malhonnêtes et menteurs. C’est dire si l’on savait s’amuser, en ce temps-là !

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La place de la Megadrive dans l’histoire

Après les coups d’essai très fructueux que furent la NES pour Nintendo (dont les jeux restent encore mythiques) et la Master System pour Sega, les deux machines 8-bit qui ont ouvert le monde de la console à un large public international, la fin des années 80 voit la mise sur le marché de leurs sœurs plus puissantes : SNES et Megadrive.

La Megadrive arrive dans les boutiques en 1989, au prix de 300€ ; et chaque cartouche coûtait aux environs de 60€ (voilà de quoi rappeler aux grincheux que les prix des consoles et des jeux n’ont pas crevé le plafond avec les générations récentes). Avec son processeur Motorola soutenu par un coprocesseur graphique, elle peut gérer l’affichage de 80 sprites en même temps.

Pour une histoire de la Megadrive très détaillée, jetez un œil sur cette excellente page.

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Sega, c’est plus fort que toi

Les moins jeunes se souviendront peut-être des publicités de l’époque pour les consoles et jeux de la firme, qui se concluaient par ce slogan : « Sega, c’est plus fort que toi ». Force est de constater qu’avec la Megadrive, nous n’étions pas loin de la vérité ! Car cette machine affichait de sacrés points forts :

  • Son rapport qualité/prix ;
  • Sa puissance (augmentée, un peu plus tard, du Mega CD) ;
  • Une logithèque extrêmement fournie, à laquelle il fallait ajouter la possibilité de jouer aux jeux Master System via un adaptateur.

Son seul défaut était une résolution graphique limitée et une quantité de couleurs réduites, surtout en comparaison avec ses deux concurrentes de l’époque, la Super Nintendo et la PC Engine.

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Les jeux Megadrive les plus marquants

À l’instar de nombreux jeux PS1 pour la génération des 32-bit, certains jeux Megadrive ont clairement marqué leur époque d’une empreinte indélébile. Parce qu’ils étaient très réussis, techniquement impeccables, super funs et parcourus par des héros attachants qui sont restés dans les mémoires des gamers.

À tel point que la plupart de ces héros ne sont jamais parvenus à tenir la comparaison avec leurs aventures de l’époque des jeux Megadrive. Un seul exemple (et ce n’est pas le Joueur du Grenier qui nous contredira), celui de Sonic, que son passage complètement raté à la 3D a laissé pour mort, avant d’être sauvé in extremis dans sa version Dreamcast.

Voici 5 jeux Megadrive qui sont restés des chefs-d’œuvre :

  • Sonic the Hedgehog : certainement la série de jeux, et le personnage, les plus connus de la marque Sega. Avec un premier succès éclatant, Sonic est rapidement devenu la nouvelle mascotte de la firme, en remplacement des Alex Kidd et autres Wonder Boy qui sévissaient sur Master System. Sa vitesse hallucinante, la beauté des graphismes et la qualité des musiques en ont fait une star des jeux Megadrive, et au-delà.
  • Streets of Rage: sans doute le roi incontesté du beat‘em all ! Ce jeu de castagne fait encore la loi quand on évoque le genre, d’autant plus qu’il était possible d’y jouer à deux pour éclater encore plus de punks et de fripouilles dans les quartiers mal famés. Les deux suites n’ont pas démenti ce succès fou.
  • Phantasy Star : si la Megadrive n’a jamais été une console RPG-friendly, dans le sens où elle a accueilli de très rares jeux de rôle contrairement à sa principale concurrente, elle a néanmoins abrité cette saga phare. Les aventures de Phantasy Star se sont d’ailleurs poursuivies sur Dreamcast, avec un mode online.
  • Ecco the Dolphin : sans lien de parenté avec la nymphe Echo (qui se rendit folle à force d’essayer d’attirer l’attention de Narcisse), ce gentil dauphin plonge le joueur dans l’atmosphère des grands fonds marins, illustrés par des musiques sublimes. Dans les abysses, personne ne vous entend siffler comme un dauphin.
  • Aladdin: depuis la génération des 8-bit, le marketing Disney est parfaitement rodé, avec une production à la chaîne de jeux destinés à toutes les plates-formes, plus ou moins bons selon les cas. Mais contrairement à son rival très médiocre sur Super Nintendo, cet Aladdin fait partie des jeux Megadrive les plus marquants. À croire qu’un Génie a réalisé le vœu d’un programmeur !

Pour poursuivre cette trop brève sélection, vous trouverez d’autres jeux Megadrive essentiels sur cette page. Bon jeu à tous !

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