Pourquoi les films de David Fincher fascinent tant ?

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Depuis la sortie d’Alien3 en 1992, les films de David Fincher ne cessent d’attirer les foules en salles. Il faut dire qu’au fil de sa filmographie, le réalisateur star n’a cessé de titiller notre imaginaire dans des films flirtant avec des imageries malsaines, et sachant mettre en scène le mal, sous toutes les formes possibles et imaginables. Revenons ensemble sur la filmographie de ce réalisateur de talant, de ses débuts en tant qu’assistant sur Star Wars, jusqu’au producteur de séries qu’il est devenu aujourd’hui. On vous dit tout !

David Fincher, un enfant de la publicité !

Pour revenir aux origines du cinéma de David Fincher, il faut faire un saut dans le temps, en 1982 pour être exact. À l’époque âgé d’à peine 20 ans, David Fincher travaille alors comme assistant aux effets spéciaux sur le tournage d’un petit film sans prétention : Star Wars Épisode 6 : Le Retour du Jedi ! Fasciné par les process de réalisation, et les mécaniques de travail inhérentes au cinéma, Fincher entreprend par la suite de se lancer dans des études de publicités. Il commence donc entre la fin des années 1980 et le début des années 1990 par de la réalisation publicitaire, mais surtout musicale, puisqu’il sera réalisateur attitré de clip pour les plus grandes stars de l’époque : Madonna, Prince et bien d’autres encore !

C’est à cette époque que Fincher se prend de passion pour les effets visuels : il expérimente des techniques telles que le morphing, mais aussi la modélisation par ordinateurs, autant de procédés visuels révolutionnaires pour l’époque.

C’est cet attrait pour les réalisations futuristes qui poussent les producteurs de la 20th Century Fox à faire appel à lui pour le tournage de Alien3, énième suite de la série entamée en 1979 par le légendaire Ridley Scott. Si le tournage est une véritable épreuve pour David Fincher, le film remporte tout de même un succès d’estime, essentiellement dû à la vision très sombre de l’auteur, apportant une véritable thématique et une ambiance malsaine poussée à son paroxysme dans les films Alien.

Un réalisateur fasciné par le mal sous toutes ses formes

L’un des sujets de prédilections des films de David Fincher, c’est le Mal avec un grand M. Dans les films de David Fincher, le mal est partout : dans les ruelles d’une ville dans Seven, dans l’esprit d’un tueur en série, dans la société de consommation, dans les rapports qu’entretiennent les membres d’une même famille, dans les rouages d’une entreprise, partout ! S’il peut parfois être matérialisé sous la forme d’un monstre comme cela peut être le cas dans Seven, Alien3, Zodiac ou Millenium, le mal peut aussi être vu comme une épée de Damoclès qui trône au-dessus de chaque personnage mis en scène par Fincher. Il n’est en effet pas rare de voir une situation virer au drame en raison d’un personnage prenant une mauvaise décision ou étant tout à coup saisi par de mauvaises attentions au point de commettre l’irréparable. Pour les connaisseurs, nous pourrions évoquer ici la fin de Seven de David Fincher, où le personnage de Brad Pitt finit par céder au mal du tueur en série, commettant de fait un acte irréparable, et permettant au monstre d’accomplir sa destinée.

Le mal dans tout ce qu’il a de plus quotidien !

Ces dernières années, les films de David Fincher ont pris un tournant inédit et tout à fait salvateur dans cette peinture du mal tapi dans notre société. En effet, là où David Fincher mettait en scène le mal en situation dans ses premiers films – une enquête policière pour Seven, un survivant de science-fiction pour Alien3 ou un huis clos dans Panic Room – les dernières réalisations de David Fincher montrent le mal dans ses situations bien plus quotidiennes. Nous pourrions citer à ce sujet The Social Network, qui certes nous dépeint la création de Facebook, mais nous explique aussi comment le mal arrive à s’immisce pour détruire une amitié que rien ne semblait pouvoir briser, ainsi que Gone Girl, où la mal s’immisce dans la vie d’un couple de banlieusards, au point de détruire leur vie à tous les deux.

David Fincher, le mal en série !

Mais là où David Fincher dépeint le mieux le mal tapi dans notre société, c’est au fil de ses deux séries : Mindhunter et House of Cards. Pour la première David Fincher nous compte l’histoire d’agents du FBI confrontés au mal dans tout ce qu’il a de plus malsain et humain : les tueurs en série. Dans la seconde, Fincher dresse le portrait d’un homme politique carriériste au possible, malsain et manipulateur, qui est prêt à tout jusqu’à tuer pour atteindre les plus grandes sphères du pouvoir américain : la Maison-Blanche !

Vous l’aurez compris, si les films de David Fincher fascinent autant les spectateurs que nous sommes, c’est en grande partie dû au fait qu’il aborde une thématique fascinante : le mal et les multiples formes qu’il peut prendre dans notre société. En mettant en scène des personnages foncièrement mauvais et d’autres victimes de ce mal, les films de David Fincher agissent telle une catharsis !

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