Resident Evil : retour sur le jeu qui a lancé une saga !

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Il y a 20 ans tout rond, la PlayStation de Sony accueillait une œuvre novatrice, le premier jalon d’une saga qui ne cesserait de faire parler d’elle (en bien comme en mal) jusqu’à nos jours. Pour nombre de gamers qui en ont tâté à l’époque, Resident Evil était bien plus qu’un simple jeu vidéo : c’était une expérience, unique, viscérale, du jamais-vu sur console, comme si le pire du cinéma d’horreur se matérialisait dans le salon de chacun. Retour sur un épisode qui a lancé l’une des séries vidéoludiques les plus appréciées de tous les temps.

20 ans et toujours plein de rides

L’année 2016 est donc l’occasion pour Capcom de fêter les 20 ans d’une saga particulièrement prolifique, démarrée en 1996, qui ne laisse aucun gamer indifférent. Il y a ceux qui la suivent sans discontinuer depuis la grande époque de la PlayStation ; et les autres, qui n’adhèrent pas et ne comprennent pas qu’on puisse aimer se faire peur sur console de jeux.

Pour célébrer ce compte rond, Capcom a récemment mis en ligne une vidéo retraçant l’histoire de la série, revenant sur les principaux événements qui émaillent les épisodes dits « numérotés » (excluant de fait ceux qui, comme Code Veronica ou Révélations, n’ont pas eu droit à l’adjonction d’un chiffre).

Mais cet anniversaire est surtout l’occasion de revenir sur l’opus fondateur, celui qui a effrayé (et traumatisé) toute une génération de joueurs : le Resident Evil originel, sorti sur la première PlayStation de Sony. Et le digne représentant, avec son concurrent Silent Hill sorti par Konami 3 ans plus tard, d’un genre très spécial : le survival horror. Des jeux qui ont gardé toutes leurs rides bien flippantes.

Resident Evil retour sur le jeu qui a lancé une saga 4

Manoir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir

Pour autant, Resident Evil n’a pas inventé le survival horror. Ce genre très prisé, qui consiste à plonger le joueur dans une atmosphère de film d’horreur avec monstres, zombies et dangers divers, avec un goût particulier pour l’architecture gothique et baroque (châteaux, manoirs, laboratoires dignes de Frankenstein…), a démarré avec Alone in the Dark, une autre série initiée en 1992 par Infogrames.

Shinji Mikami, le créateur de Resident Evil chez Capcom, a repris le principe d’Alone in the Dark – un personnage isolé dans un endroit perdu et peuplé de créatures affamées – pour le pousser jusqu’à son extrémité. Ce faisant, il a transformé Biohazard (le nom de la saga au Japon) en phénomène hors du commun, l’un des jeux les plus marquants de la PlayStation, et de toute l’histoire du gaming.

Le concept du jeu rappelle férocement les meilleurs représentants du cinéma fantastique : les héros sont bloqués dans un gigantesque manoir rempli de pièges et de monstres, et ne peuvent compter que sur leur courage (et quelques armes à feu) pour les sortir de là. En point de mire : des attaques de zombies dignes de la grande époque des films de George Romero, La Nuit des morts-vivants et ses suites.

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Comment Resident Evil a créé des STARS

Le jeu s’ouvre sur une scène cinématique restée célèbre pour son côté kitsch : les membres d’une unité d’élite, les S.T.A.R.S., partent enquêter aux alentours de la petite ville de Raccoon City où des meurtres étranges ont eu lieu. Le premier groupe ayant disparu, un second part à se recherche et se fait attaquer par des chiens qui ne sont manifestement pas les meilleurs amis de l’homme.

Quatre personnages trouvent refuge dans un manoir abandonné, perdu au fond d’une sombre forêt :

  • Jill Valentine
  • Chris Redfield
  • Barry Burton
  • Albert Wesker

Notons qu’en 1997 est sortie une version « Director’s Cut » du jeu avec la scène d’introduction non censurée (en couleurs et avec du sang dedans). Un peu moins kitsch que sa grande sœur, cette vidéo reste tout de même un modèle de balourdise, surtout si l’on regarde de trop près le jeu des comédiens.

Néanmoins, Resident Evil, en plus de lancer une saga, a initié la carrière étonnante de ses deux personnages principaux : Jill et Chris, les deux protagonistes jouables de ce premier opus (chacun donnant lieu à un niveau différent de difficulté), deviendront des stars à part entière et reviendront à plusieurs reprises au cœur de la saga… Parfois en compagnie d’Albert Wesker.

Pour en savoir plus sur les personnages et l’histoire, jetez un œil à ce Wiki.

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Même pas peur !

Alors, effrayant, ce Resident Evil ? Oui et non. Car au-delà de quelques séquences de jeu devenues fameuses entre toutes (l’attaque des chiens qui brisent les vitres dans l’un des couloirs du manoir), le jeu reste plutôt sobre niveau frissons. Dans le même genre, Silent Hill pousse bien plus loin la sensation de mal-être et le côté poisseux de l’aventure.

En réalité, ce qui fait peur, dans Resident Evil, c’est l’incertitude de ce qui attend le joueur derrière la porte suivante. Zombie ? Chien enragé ? Créature rampante dénuée de forme ? Le soft joue à plein la carte de l’insécurité, en prodiguant avec une mesure bien étudiée le nombre de munitions et de trousses de soins, pour que jamais le gamer ne se sente parfaitement à l’aise dans ses baskets.

C’est surtout son gameplay qui a ancré Resident Evil dans l’Histoire du jeu vidéo, et qui en fait un jeu rétro toujours très apprécié (au même titre que son sublime remake sorti sur Gamecube en 2002). Avec son mélange de jeu d’action et d’ambiance horrifique, le tout mâtiné de mystères et de révélations sur les agissements immoraux d’une grande compagnie, Resident Evil est et restera un modèle de construction.

Nous vous laissons avec cette excellente vidéo retraçant la genèse et le développement du jeu :

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