Conseils pour prévenir et répondre aux cyberattaques dans l’Industrie 4.0

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L’IoT et l’Industrie 4.0 ont changé la façon d’appréhender les cyberattaques, dont la présence s’est multipliée de manière exponentielle en raison de l’augmentation des objets connectés dans la société. Téléphones, tablettes, ordinateurs, voitures intelligentes, téléviseurs… autant d’appareils qui ont Internet et qui sont liés les uns aux autres, soit en échangeant des informations, soit en remplissant toute autre fonction. Le lien commun à ces appareils est ce qu’on appelle le firmeware, un terme qui fait référence à l’interface entre le hardware et le logiciel et qui les rend très vulnérables aux attaques de tiers.

Les cyberattaques classiques répondent donc au vol de données et d’informations confidentielles : le phishing ou les malwares sont deux méthodes courantes. Mais qu’en est-il des nouvelles cyberattaques visant des dommages physiques à grande échelle ?

Les nouvelles cyberattaques : l’IoT et l’Industrie 4.0 comme acteurs principaux

L’actualité récente nous offre plusieurs exemples de la façon dont l’IoT et l’Industrie 4.0 ont changé la façon dont les cybercriminels planifient leurs attaques. En 2010 en Iran, par exemple, il y a eu une attaque virale contre des machines utilisées par diverses usines industrielles pour enrichir l’uranium. Quelque chose de similaire s’est produit en Allemagne, bien que les informations révélées aient été minimes. Ces deux exemples remettent en cause le système de sécurité contre les cyberattaques des objets connectés. 

Actuellement, le problème n’est pas de lutter contre la possibilité d’infecter l’ordinateur domestique à l’aide d’un antivirus. Au contraire, le vrai problème réside dans l’évitement des infections massives d’installations industrielles, financières ou d’administrations publiques dans le but de causer de réels dommages physiques.

Ainsi, nous sommes passés de cyberattaques à petite échelle à d’autres où le sabotage industriel est devenu l’axe central. Selon les experts, le seul moyen d’éviter tout type de piratage dans les équipements industriels est de disposer de machines et d’appareils sans connexion Internet et qui, en plus, ne communiquent pas entre eux. Comme il est logique, à l’ère numérique dans laquelle nous vivons cette situation est impossible, puisque l’Industrie 4.0 et l’IoT sont deux concepts diamétralement opposés à cette situation de sécurité maximale.

La réalité dit aussi le contraire, puisque selon les statistiques du gouvernement allemand, les grandes entreprises du secteur industriel du pays allemand prévoient d’investir 60.000 millions d’euros par an jusqu’en 2022. L’objectif est de s’assurer que 80 % des chaînes de valeur de ces installations industrielles sont entièrement numérisées.

Comment se protéger des cyberattaques massives ?

Il est important de connaître les vulnérabilités de toutes les phases de la production logicielle. Ils sont les suivants :

  • Briser la chaîne de confiance : il faut faire une analyse approfondie du cycle de vie des appareils pour découvrir les trous et les failles qui peuvent se trouver dans le système. La croyance que, du fait que le logiciel n’est manipulé que par du personnel autorisé, il ne sera jamais infecté, doit disparaître.
  • Phase de développement et de conception : dans cette phase du projet, il peut y avoir des situations de vulnérabilité dans lesquelles le firmware est manipulé. Par conséquent, des précautions extrêmes doivent être prises. De même, il faut garder à l’esprit que toute manipulation malveillante à ce stade est peu probable car elle devrait intervenir au sein même de l’entreprise. De plus, il serait inefficace, car tout au long de la phase de développement et de conception, il serait éventuellement corrigé.
  • Phase de production : pour introduire une sorte de vulnérabilité dans le firmware au cours de cette phrase, il est nécessaire d’y accéder physiquement. Ce fait réduit les chances de succès, mais des précautions doivent être prises.
  • Phase de transport : les logiciels malveillants sont normalement introduits à distance, mais dans la phase de transport, le matériel peut être facilement intercepté et manipulé avant d’atteindre sa destination. De toute évidence, pour faire quelque chose comme ça, vous avez besoin d’informations privilégiées.
  • Phase d’exploitation : les vulnérabilités de cette phase sont généralement distantes ou surviennent en interne, ce qui nous fait penser à la sécurité des installations industrielles.

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En conclusion, les cyberattaques doivent être affrontées sous plusieurs angles, autant que les phases dans lesquelles est structuré tout le cycle de vie d’un firmware.  Par conséquent, il est nécessaire d’arrêter de regarder un seul point et de commencer à interpréter la cybersécurité comme un problème mondial qui affecte à la fois l’industrie et la société. C’est la première étape pour arrêter avec succès les cyberattaques.

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